l'interview de wentworth miller (11/01/07)
La saison 2 a pris une direction complètement différente par rapport à la saison 1. Quand tu as rejoint la série au tout début, avais-tu discuté de cette évolution avec les producteurs et savais-tu vers où tu allais ?
Oui, nous en parlons tout le temps, surtout depuis que la série est devenue une sorte de boite à surprise. L'histoire que nous essayons de raconter est crédible, elle fait peur aussi, ce qui implique que certains personnages meurent. C'est dans la nature humaine. Et chaque être humain est curieux de savoir ce qui l'attend.
Donc, dès qu'on reçoit un nouveau script, nous le survolons à toute vitesse pour savoir qui va s'en sortir à la fin. Et rétrospectivement, je me demandais où l'histoire allait nous emmener une fois que nous aurions passé le mur. Je veux dire que ça s'appelle Prison Break (ndt : Evasion) La prison était omniprésente en saison 1, mais en y repensant, c'était juste un tremplin vraiment très cool pour la suite.
A présent, nous entrons vraiment au c½ur de la personnalité des différents personnages, ce qu'ils veulent, leurs interactions. Les enjeux sont d'acquérir plus de profondeur et il y a beaucoup de matière à développer chez les personnages, et chez le mien en particulier.
C'est pour ça que j'ai dit au scénaristes durant la saison 1 : Michael est vulnérable, il a peur, il est frustré, en colère, énervé etc... Mais il y a tellement de choses que je ne peux pas exprimer, quand je suis assis à côté de quelqu'un qui veut ma mort. Maintenant que nous sommes dehors, et que je suis avec mon frère, qui me connaît mieux que personne, je peux laisser sortir et exprimer plus de choses, ce que je ne pouvais pas faire en saison 1.
Même lorsqu'on tourne dans une série géniale, j'imagine qu'au bout d'un moment, on doit être un peu blasé à force de faire la même chose des mois durant. Mais, dans le cas précis, c'est un peu comme si tu étais dans une nouvelle série, tu es passé de Chicago à Dallas pour le tournage, et tu tournes en extérieur bien plus souvent. Est-ce que cela t'a insufflé un nouveau souffle en quelque sorte ?
Oui. Ca nous a tous revigoré. L'équipe est entièrement nouvelle. Nous ne sommes plus en prison, là où nous tournions la majeur partie de la saison 1. Nous sommes au milieu des bois ou, au bord d'un lac et nous portons des vêtements civils.
Nous marchons dans la rue et c'est très différent comme expérience. Et le plus jouissif pour un acteur c'est de s'attaquer à la véritable personnalité des évadés hors de la prison.
Michael a eu son premier face à face avec l'Agent Mahone joué par William Fichtner, dans l'ascenseur, dans l'épisode 2. Je ne sais pas si tu peux nous en dire beaucoup sur les scènes qui suivront et que vous pourriez avoir ensemble, mais comment c'était de travailler avec lui ?
Bill a un curriculum vitae long comme mon bras. Il a quelque chose de très particulier en lui, pourtant quand on le voit au premier abord on se dit, "ok, c'est juste un américain moyen"... Mais il y a un truc en plus sous la surface et qui le rend fascinant. Nous avons beaucoup de chance de l'avoir avec nous dans l'équipe, parce qu'il ajoute un point de vue critique différent sur l'histoire.
A présent que nous sommes sortis de la prison, le complot et la chasse à l'homme menée par le FBI compte bien plus qu'en saison 1. Car en saison 1, les obstacles auxquels le héros devait faire face épisodes après épisodes étaient surtout physiques. Il y avait les co-détenus, le mur a percer, les barbelés... Mais maintenant, c'est Michael et Lincoln contre le gouvernement. Et William Fichtner représente le visage de ce complot.
A plus d'un niveau, il est phénoménal, et je pense qu'il est le côté opposé, le némésis de mon personnage. Il est comme Michael mais guidé par des motivations plus noires.
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